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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 13:08

Côte d’Ivoire : le message de Blé Goudé à Ouattara (Vidéo)

 

Charles Blé Goudé (DR).

(AfriSCOOP ) — Dans une vidéo diffusée ce samedi lors d’un rassemblement de la diaspora africaine pro-Gbagbo à Paris, l’ancien ministre de la jeunesse et de l’emploi dans le gouvernement Aké N’gbo, Charles Blé Goudé, partisan farouche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, appelle le président Alassane Ouattara à cesser de réprimer les partisans du président déchu et à permettre à l’opposition d’exister. Il assure qu’il ne sera « pas un opposant qui prend les armes ».

 

« Je serai un opposant bien éduqué, un opposant qui propose, qui critique. Je ne serai pas un opposant qui prend les armes », affirme l’ancien leadeur des Jeunes patriotes ivoiriens, dans une vidéo enregistrée le 9 juillet et diffusée lors du meeting de ce samedi à Paris (France), organisé à l’initiative du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep), un mouvement dirigé par Charles Blé Goudé.

Activement recherché par le gouvernement d’Alassane Ouattara, Blé Goudé est apparu en bonne forme dans un costume bleu ciel. Il ne dit pas où il se trouve et dément les rumeurs qui le donnent notamment au Bénin ou au Ghana. Tout en critiquant durement le régime le nouveau régime, il esquisse une ouverture, en appelant le nouveau régime à permettre à l’opposition d’exister.

« Je voudrais lancer cet appel au régime de M. Ouattara : quand on est à la tête d’un Etat, on enlève sa veste (...) de président de parti politique et on évite d’instrumentaliser la justice », dit-il, dénonçant la traque des partisans de Laurent Gbagbo, des meurtres et des détentions arbitraires.

« Tous les cadres qui ne sont pas originaires du Nord (région de M. Ouattara) ont été chassés », dénonce l’ancien leader de la galaxie patriotique (une puissante organisation de jeunesse proche de Laurent Gbagbo), qui craint l’installation d’une « administration tribale ».

Charles Blé Goudé, qui aimait se présenter comme « le général de la rue » réclame, pour la énième fois, la libération de Laurent Gbagbo et de ses proches, et affirme que les poursuites judiciaires à son encontre ne sont qu’un "prétexte" pour bâillonner l’opposition. Selon lui, « la place de l’opposition n’est pas en prison, elle est sur le terrain », martèle-t-il.

Enfin, Charles Blé Goudé invite la communauté internationale à interpeller M. Ouattara pour que les conditions réelles d’élections équitables, justes et transparentes soient créées en Côte d’Ivoire pour les législatives, dont la date n’a pas encore été fixée. (Avec AFP)


Meeting du Cojep à Paris Charles Blé... par Afriscoop

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5 Messages de forum

  • Voila l’affaire est plie meme Charly (C’est le diminituf de Ble La Machette) reconnait desormais le president Ouattara.Il dit qu’il veut etre un opposant bien eduques qui ne prend pas les armes, dixit le general de la rue !

    Donc j’espere que ce qui sont entrain d’esperer un retournment de la situation ou un changement de regime sont dechantes, meme le fils spirituel de boulanger a abdiquer et veut etre un simple opposant.

    Donc Ivoiriennes et ivoiriens travaillons pour notre nation sous l’egide du president Ouattara pdt les 5 prochaines annees et jusqu’a la prochaine election presidentielle.

    Vive la Cote D’Ivoire et que DIEU protege notre nation et le president Ouattara pour une cote d’ivoire plus prospere

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  • En tout cas c’est un défis lancé à ceux qui utlisent les armes en politique. Blé Goudé a prouvé par le passé qu’il est capable de mobiliser un million de personnes pour un meeting. Ceux qui utlisent les armes devraient avoir honte.

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  • Chers officiers libres de la Côte d’Ivoire, sachez que vous n’êtes pas seuls.De plus en plus d’Ivoiriens dépassent la peur et disent à leur manière à Adokaflè qu’ils n’en veulent pas : certains ne regardent jamais la télé rebelle, quant à d’autres ils sont devenus des lecteurs assidus des journaux bleus et les exemples on pourrait les multiplier.Mais le plus important, c’est que tous ceux qui avaient pensé qu’Adokaflè aimait les Ivoiriens sont en train de découvrir la sinistre réalité.Le boucher de Sindou n’éprouve que de la haine pour les vrais Ivoiriens.Il n’a qu’un désir de vengeance à leur égard car il sait qu’au délà des apparences, les Ivoiriens n’ont qu’une seule envie :le ramener par la peau du cou chez lui au Burkina.Adokaflè sait qu’un Ivoirien, un vrai Ivoirien ne peut appeler le fils de Nabintou Cissé »Président ».C’est uniquement pour des besoins alimentaires, que certains de nos frères égarés le qualifient de « Président ».Une fois loin de ses regards et de la surveillance de ses cabris de guerre, ils se repentent chaque jour pour ces paroles qui ne sortent ni de leur coeur encore moins de leur volonté profonde.Alors chers frères officiers libres, prenons notre mal en patience et continuons à nous organiser.Sensibilisons le maximum de nos frères à ce noble combat.Soyons sûrs et certains que la force de la LICORNE et la complicité de l’ONUCI ne pourront pas nous arrêter le moment venu..Gardons la foi et à très bientôt….

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  • Le desarroi, c’est ca les sentiments des extremistes des LMP qui voient chaque jour que leur leader reconnaissent l’autorite du president Ouattara. Donc des Yao N’dri en passant par Mamadou Koulibaly jusqu’a Ble Goude que des desillusions.

    Alors on nous sort les classiques apprises par coeur et qui ne convainc personne.On nous dit que bcq sont obliges de reconnaitre le president Ouattara pour des besoins alimentaires, mais qu’ils nous montrent un pays ou un chef d’etat fait l’unanimite.Beaucoup des racistes americains ne reconnaisent pas Barack Obama, mais il est president jusqu’a 2012 c’est ca la democratie.Donc Ouattara est president de cote d’ivoire jusqu’a la nouvelle election presidentielle au moins et au dela s’il la gagne avec brio comme il a fait pour celle de Novembre 2010.

    Quant a la machette Ble qui peut fait sortir un million des ivoiriens en leur offrant pain et boite des sardines il n’a plus les moyens de sa politique,Nous les 19 Millions qui ne sortiront pas pour lui vont lui faire comprendre sa place minuscule dans notre nation.

    En avant la Cote D’Ivoire pour redevenir a nouveau perle des lagunes avec le leadership du president Ouattara reconnu meme par le plus ireductible supporteur du boulanger.

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  • Arsène Dogba : Les sorties maladroites de M. Koulibaly ont tué Désiré Tagro« Je crois que Tagro aurait eu la vie sauve si Koulibaly ne l’avait pas accusé d’avoir recruté des Bété dans les FDS dont les éléments ont tués les frères d’armes des rebelles sur les différents fronts. Je crois que Koulibaly méritait d’être expulsé du parti après ses dernières sorties publiques... » lynx.infoTEXTE TAILLE « La seule chose qui unie toute la classe politique française est la France. Qu’ils soient de la gauche, du centre ou de la droite, les français ont conscience qu’ils ont en commun la France. C’est d’ailleurs ce que font les autres européens et généralement les grandes démocraties occidentales C’est un point de maturité politique que les africains n’ont pas encore atteint »

    C’est la fin du cauchemar disait Guillaume Soro après la capture de Laurent Gbagbo. Même le chanteur Tiken Fakoly pourtant proche de Ouattara dit être affecté par les traitements que subissent encore les Ivoiriens. Ouattara pourra-t-il mettre fin aux tortures en Côte d’Ivoire ?

    Arsène DOGBA (photo) : En proclamant la fin du cauchemar au lendemain du kidnapping du président Gbagbo par les forces spéciales françaises, le rebelle Soro Guillaume, avouait sans trop le savoir que lui, Alassane Ouattara et leurs soutiens avaient effectivement plongés les ivoiriens dans un profond cauchemar depuis le 19 Septembre 2002. Méprisant les ivoiriens, le sanguinaires devenu Premier Ministre s’attendait à une fête populaire dans l’après-midi du 11 Avril 2011. A la place, le monde entier a eu droit aux pleures.

    En Côte d’Ivoire comme à l’extérieur du pays, des Universités à leurs différents lieux de travail, les Ivoiriens ont pleuré. Et ils continuent de le faire chaque jour partout où ils se trouvent. Alors, pour les ivoiriens et africains dignes, le 11 Avril 2011 constitue le moment le plus douloureux et le plus insupportable du cauchemar dans lequel Soro et Alassane ont plongé les Ivoiriens. Ce moment traumatisant ne saurait marquer la fin du cauchemar qui continue et qui a pour nom Soro-Alassane.

    En ce qui concerne Tiken Fakoly, je ne le prends pas pour un rasta bien qu’il chante le reggae. Parce que le reggae, chante par les rasta, me semble être une music de combat pour la justice, l’équité, la dignité, la renaissance Africaine et la valorisation de l’homme noir. Ce qui me fait croire qu’un rasta est forcement un artiste engagé. Alors, quand je vois des reggae men comme celui dont vous me parlez et d’autres que vous connaissez également, soutenir l’impérialisme, la soumission, la recolonisation de l’Afrique et la dévalorisation de l’homme noir, je me dis ; en voilà d’autres qui se sont trompés de chemin. Ces gens là ne méritent pas d’être appelés rasta men. Ce sont des rastas alimentaires. Ils ne sont jamais constants dans leur prise de position. Ils suivent la direction du vent. Et donc leurs opinions dans une affaire aussi sérieuse que la torture des personnalités pro-Gbagbo par les forces qu’ils soutiennent m’intéressent peu.

    A la question de savoir si Alassane, le boucher de Sindou, peut maitre fin au cauchemar dans lequel il a plongé les ivoiriens, je dirais simplement non. Il n’en a pas la capacité ni les moyens. La popularité de ce monsieur tourne autour de 22 % en Côte d’Ivoire. Alors qu’une telle initiative demande que l’on soit populaire sur le terrain. Alassane n’a également pas le contrôle effectif de son armée. A part la force d’occupation française (Licorne) il n’a pas une armée qui lui est fidèle et qui peut donc soutenir son action sur le terrain.

    Il y a aussi qu’il n’a pas d’argent pour respecter l’engagement pris vis-à-vis des mercenaires qu’il a utilisé pour renverser le président Gbagbo. Ces chiens de guerre qu’il a libérés des prisons à travers la Côte d’Ivoire et dans la sous-région n’abandonneront pas de sitôt l’occasion qu’ils ont de s’offrir tout à l’aide d’une kalachnikov pour retourner dans la misère et finir à nouveau en prison. Ils vont préférer mourir les armes à la main. Mais il n’y a pas que ça, il ne faut pas oublier aussi que Alassane ne se plaint pas du tout des exactions que subissent les ivoiriens à longueur de journée. Des simples citoyens aux plus hautes personnalités du pays. C’est même lui qui le demande pour réduire et/ou traumatiser les populations acquises à la cause du président Gbagbo. Il nous revient qu’il s’en réjoui, surtout quand il reçoit les images et les vidéos des personnalités pro-Gbagbo en train d’être humiliées par ses dozos. Alassane est très heureux de savoir que le peuple ivoirien continue de pleurer parce qu’il est au pouvoir. Alors, il faut que Ouattara veuille mettre fin à ces pratiques d’un autre âge avant de s’interroger sur sa capacité de le réussir. Il est clair que Alassane n’en fait pas une priorité.

    Des jeunes du FPI disent vouloir se défendre faute de se voire exterminés par Ouattara. Votre avis ?

    Les jeunes ont parfaitement raison. Quand il n’y a personne pour vous faire justice, qu’est ce que vous faites ? vous vous faites justice vous-mêmes. Les états démocratiques sur qui les jeunes que les forces pro-Ouattara égorgent à chaque occasion devaient compter sont devenus des états voyous. Ils les ont abandonnés. La soi-disant communauté internationale, les Nations Unies et les organisations adjacentes ont toutes perdu la langue face aux atrocités commises par les rebelles de Ouattara. Depuis la chute du président Gbagbo et l’agression de la Lybie par la licorne et l’OTAN, les peuples africains ne font plus confiance à la justice occidentale. C’est donc légitime que les jeunes s’apprêtent à se faire justice. Le combat pour la libération de la Côte d’Ivoire est leur combat. Ils doivent le conduire sans faiblir un seul instant jusqu’à la libération totale de leur pays et du continent Africain.

    Et je pense même qu’aux cotés de ces jeunes du FPI devaient se trouver les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire qui continues d’être spoliés et humiliés quotidiennement - pour ceux qui sont restés en Côte d’Ivoire- par les nouvelles autorités et leurs forces rebelles. Certains d’entre eux avaient cru qu’en désertant les fronts de bataille pendant la conquête meurtrière du Sud du pays par les forces pro-Ouattara, ils seraient à l’ abri de la mort et des humiliations. Malheureusement, cela n’a pas été le cas. Beaucoup d’entre eux ont été tués pendant leur ralliement quand d’autres l’ont été froidement alors qu’ils se rendaient à leur lieux de travail pour percevoir leurs salaires. Main à main. Comme pour dire qu’on ne peut pas changer le destin.

    L’histoire de la lutte pour la souveraineté ivoirienne regarde donc la jeunesse du FPI, les patriotes, les FDS et le peuple ivoirien dans son ensemble. Ils n’ont aucune excuse puisqu’ils savent qu’il n’y aura personne pour les défendre. Ils doivent, par conséquent, assurer leur défense et celle de leur patrie, eux-mêmes. Seule le courage et la détermination font appel au respect et à la considération de la part de l’adversaire. Si les Américains discutent avec les talibans après dix années de combat et la France privilégie la discussion entre les rebelles libyens et le régime de Kadhafi, c’est à cause de la détermination de la jeunesse de ces deux peuples à se battre pour la dignité nationale.

    Des élections législatives sans désarmement des milices et Dozos de Ouattara, c’est faisable ?

    Il n’y a pas eu que le désarment qui a posé problème pendant les présidentielles de 2010 qui ont conduit la Côte d’Ivoire dans le chaos actuel. Il y avait aussi et surtout la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI). La forme actuelle de cette institution viole la constitution ivoirienne. La CEI est loin d’être indépendante avec 95 % des membres de sa commission centrale appartenant au rassemblement des Houphouetistes de Alassane. Que peut-on attendre d’une telle institution surtout quand elle est dirigée par un nordiste et proche de Ouattara. Celui là même qui a pu voler une élection présidentielle alors qu’il était dans l’opposition. Il faut donc obligatoirement reformer la CEI en tenant compte des exigences de la Constitution ivoirienne de 2000. Elle doit être totalement impartiale.

    Pour espérer organiser les législatives il faudra donc coupler les questions de la sécurité et celle de la reforme de la Commission Electorale actuelle. C’est un préalable à mon avis si les nouvelles autorités veulent que ses élections soient inclusives.

    ...mais le président de la CEI, Mr Youssouf Bakayako les annonce bien...

    C’est vrai que M. Youssouf Bakayoko, un pro-Ouattara et nordiste, attend les législatives pour accomplir la funeste mission qu’il a débuté le 2 Décembre 2010 à l’hôtel du Golf, QG du candidat Ouattara, mais il y a des expériences qu’il faut éviter de répéter. Vouloir un autre passage en force est un jeu dangereux qu’il faut à proscrire. Sous la protection du gouvernement français, M. Bakayoko peut croire qu’il est sous l’aile du Tout Puissant, mais il doit savoir que les soutiens des occidentaux aux dictatures ne sont pas toujours garantis.

    C’est vrai que le régime Ouattara dont il est l’un des acteurs principaux bénéficie du parapluie sécuritaire du gouvernement Sarkozy, mais sachez que l’avenir du mariage entre Nicolas et Alassane dépend aujourd’hui du peuple ivoirien. Si le peuple résistant décide de brouiller la relation entre les gouvernements Sarkozy et Ouattara, je suis sur qu’il y parviendra. Il suffira aux patriotes de convertir leur mobilisation pour le président Gbagbo en une mobilisation contre le régime génocidaire de Ouattara.

    Devant la détermination que nous savons des patriotes ivoiriens et Africains, la France n’aura aucun autre choix que d’ouvrir des négociations avec celui qui est capable de protéger leurs intérêts en Côte d’Ivoire. Et cette personne là est connue de tous ; c’est bien Laurent Gbagbo. Et nous le savons tous, cette période pré-électorale en France est plus que jamais propice pour brouiller les relations entre Sakozy qui se soucie déjà de son avenir politique et Ouattara qui n’arrive pas à prendre le contrôle d’un pouvoir obtenu par les armes.

    Finalement les 13000 milliards qu’Alassane veut pour la reconstruction de la Côte d’Ivoire s’annoncent difficile à avoir. C’est Ouattara qui a trompé les Ivoiriens ou ce sont les Occidentaux qui ont trompé Alassane ?

    Nous ne doutons pas que celui qui s’auto-proclame le super économiste savait que l’économie mondiale était en pleine récession. Dr Alassane Ouattara savait donc qu’il ne pouvait pas avoir 13000 milliards de francs CFA des institutions financières internationales et des gouvernements des pays affectés par cette récession économie. A-t-il pensé que l’économie mondiale se remettrait vite de cette récession, la deuxième après celle de 1929 selon les experts ? Nous en doutons aussi. C’est donc lui qui a trompé certains ivoiriens.

    Mamadou Koulibaly dénonce la belle part faite aux entreprises françaises. N’est-il pas étonnant pour un libéral comme Alassane Ouattara ?

    Il n’y a rien d’étonnant dans l’attitude de Ouattara. Puisqu’il se défini idéologiquement comme un libéral il refuse que l’Etat se mêle au marché. Pour lui, il faut privatiser les secteurs budgétivores pour permettre à l’Etat de se donner les moyens de protéger le marché des éventuels abus. Et d’assurer la sécurité des personnes et des biens. La question du monopole dont vous faites allusion ici dépend du degré d’indépendance de chaque leader libéral. Quand le leader doit son pouvoir à une puissance extérieure comme c’est le cas de Ouattara, il est obligé de livrer tous les secteurs vitaux de l’économie de son pays à cette puissance en échange de la protection de son pouvoir. Alassane est très endette vis-à-vis de la France. Dans son cas c’est même la France qui l’a intronisé le 11 Avril 2011. Il ne pouvait pas en être autrement.

    Beaucoup d’Ivoiriens voyaient les sorties de Mamadou Koulibaly après la capture de Laurent Gbagbo comme une manière de l’enterrer vivant. Quel commentaire faites-vous ?

    Il y a une seule chose que je reproche au Pr Koulibaly (photo) ; c’est le fait de ne pas savoir quand, où et comment parler pour ne pas créer de scandales. Je crois même que sa façon de s’exprimer sans tenir compte du temps qu’il fait et du lieu où il se trouve est à la base de l’assassinat du Ministre Désiré Tagro. On se rappelle encore que sur invitation d’une ONG, au plus fort de la campagne électorale, le conférencier Koulibaly Mamadou déclarait que le FPI avait un quota et que le Ministre Tagro recrutait les FDS sous la base ethnique. Pour clarifier l’Affaire, le président Gbagbo à dû demander une enquête qui a d’ailleurs innocenté le Ministre Tagro. Je crois que Tagro aurait eu la vie sauve si Koulibaly ne l’avait pas accusé d’avoir recruté des Bété dans les FDS dont les éléments ont tués les frères d’armes des rebelles sur les différents fronts. Je crois que Koulibaly méritait d’être expulsé du parti après ses dernières sorties publiques dont vous faites allusion. Mais comme toujours la sagesse a habité les camarades du FPI. L’ancien camarade vient de partir de lui-même, c’est tant mieux.

    Le FPI peut-il survivre sans (AVEC) ses cadres en prison et en exil ?

    Le FPI ne mourra pas. Ce parti est né et a grandi dans l’adversité. Il survivra à la dictature de Ouattara j’en suis persuadé. Parce que n’oublions pas que le FPI constitue l’un des facteurs qui ont permis à la Côte d’Ivoire de retourné au multipartisme en 1990. Et ce n’est pas la première que ses leaders sont jetés en prison sans avoir commis de délits. Le président Gbagbo est à sa troisième expérience, mais la deuxième après la reconnaissance officiel de son parti, le FPI, en 1990. Aujourd’hui l’histoire ne fait que se répéter. Le 18 février 1992, c’est le même Alassane Ouattara, alors premier Ministre de Houphouët, qui disait avoir vu le député Gbagbo Laurent casser et qui l’a emprisonné avec les membres de la direction de son parti et beaucoup d’autres démocrates. Le parti en est sorti plus fort. Il n’y a aucun doute, le FPI saura surmonter toutes les épreuves à venir.

    Vous voyez un avenir politique pour Guillaume Soro en Côte d’Ivoire ?

    La place du rebelle Soro Guillaume est au Tribunal Pénal International. Il doit répondre des crimes qu’il commet depuis le 19 Septembre 2002. Sa place se trouve en prison, pas ailleurs. Et c’est à ce carrefour que se jouera davantage la crédibilité de la communauté internationale.

    Comment expliquez-vous que pour la Côte d’Ivoire, tous les partis politiques français aient parlés d’une même voix ?

    La seule chose qui unie toute la classe politique française est la France. Qu’ils soient de la gauche, du centre ou de la droite, les français ont conscience qu’ils ont en commun la France. C’est d’ailleurs ce que font les autres européens et généralement les grandes démocraties occidentales. C’est un point de maturité politique que les africains n’ont pas encore atteint. Alors, dès lors que Sarkozy a fait savoir que le président Gbagbo est un ultra nationaliste, tous les leaders français sont tous tombé d’accord qu’il n’est pas bon pour les intérêts de la France. Mais il ne faut surtout pas oublier que contrairement à beaucoup de leaders africains qui font la politique pour leur propre avenir, en France, les candidats demandent les suffrages du peuple Français pour protéger les intérêts de la France partout dans le monde.

    Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 13:01

 

L’Etat du Sénégal bloque les comptes de Youssou Ndour

Youssou Ndour, chanteur sénégalais (DR)

(AfriSCOOP ) — L’Etat du Sénégal a procédé au blocage des comptes bancaires de deux structures du chanteur sénégalais de renommée internationale, Youssou Ndour, qui font l’objet de redressement fiscal, révèle le quotidien dakarois « EnQuête ».

 

Selon « EnQuête », la Direction générale des Impôts et Domaines a instruit 15 banques de bloquer les comptes de Youssou Ndour Head Office (YNHO) qui chapeaute le Groupe futurs médias et le studio Xippi. Il s’agit d’un redressement de plusieurs centaines de millions de francs CFA que le fisc réclame à la star de la musique sénégalaise, selon la même source.

Le journal déclare être en possession d’ « un procès-verbal de saisie Attribution de créances et d’une signification commandement tendant à saisie vente, signés tous les deux par Me Jean Baptiste Kamaté, huissier de Justice ».

Leader d’opinion très écouté au Sénégal, la position affichée par Youssou Ndour lors du vote du projet de loi devant instituer un ticket présidentiel n’aurait pas été du goût du gouvernement sénégalais.

« Le Président doit tirer les leçons du message lancé par les Sénégalais le 23 juin passé. Wade doit éviter de faire pression sur le Conseil constitutionnel qui doit se prononcer sur la recevabilité de sa candidature », avait-il dit, appelant solennellement Me Wade à renoncer à se présenter à la présidentielle de 2012.

Youssou Ndour, 51 ans, possède au Sénégal son groupe de presse, Futurs Médias, qui comprend la télévision TFM (Télé futurs médias), la radio RFM (radio futurs médias) et le quotidien L’Observateur, souvent critiques envers le régime d’Abdoulaye Wade. Le traitement de l’information par la Rfm et la Tfm lors des manifestations du 23 et 27 juin au Sénégal serait très mal vu par le pouvoir en place.

Selon des observateurs, ces mesures engagées par le pouvoir libéral contre « Youssou Ndour Head Office et Xippi » risquent de radicaliser l’un des Sénégalais les plus connus au monde.

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Par lepetitjournalisteivoirien.over-blog.com
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 12:55
Côte d'Ivoire. Vers le retrait de la Licorne?
Si les citoyens ivoiriens, victimes de la soif inextinguible de pouvoir d'Alassane Ouattara, réclament justice, les citoyens français, abusés et intoxiqués par leur gouvernement et leurs médias caniches, méritent la vérité.
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Le 13 juillet 2010, recevant 11 chefs d’état africains, Nicolas Sarkozy déclarait «La France continuera de s’impliquer de plus en plus dans votre région, dans votre continent et dans d’autres.Tout ceci est normal et sain, je dirais même salutaire».

Normal? Sain? Salutaire? Un an plus tard, les ivoiriens, les peuples africains et français sont à même de juger de la véracité et de la nocivité de cette déclaration. Le recul aidant, il apparait que la France n’a pas délaissé son tropisme gaullien vis-à-vis de ses ex-colonies, la guerre coloniale menée par Sarkozy-Lyautey en terre ivoirienne en est l’exemple criant.

Une  politique arrogante, mortifère et inefficace...

Cela étant, les temps ont changé. Le retour à une diplomatie coloniale a boosté les affaires des entreprises de pompes funèbres ivoiriennes et fait grincer des dents en France et sur le continent africain. Et pour quels résultats ?

Une démocratie bancale où l’emprisonnement d’opposants est une banalité, où les exécutions politiques et extra-judiciaires sont monnaie courante, où les premières décisions économiques sont prises à l’avantage non pas des autochtones mais à celui du capitalisme financier mondialisé et des amis de l’ami Nicolas.

Sur le plan international, la France est pointée du doigt et conspuée pour sa politique sur l’ensemble du continent.
Le roi Midas-Sarkozy, bien décidé à transformer tout ce qu’il entreprend en échec cuisant, a atteint son but au-delà de toute attente. Voulant transformer son poulain Alassane Ouattara en président, il n’a réussi qu’à le vêtir des oripeaux du roi nègre, despote  non-éclairé, passible de la CPI.

Un préfet-sident, reconnu par la communauté internationale, démocratico-incompatible du fait de ses liaisons plus que dangereuses avec les "comzones" ou autres brigands de grands chemins, démocrates à temps partiel, assassins à temps plein, sillonnant le nord de la Cote d’Ivoire depuis la partition de 2002.   

Des responsabilités à établir...

Mais le serviteur empressé des intérêts de la finance mondialisée mérite-t-il seul l’opprobre ? Au regard de ses soutiens extérieurs, cette marionnette dénuée de charisme et d’épaisseur politique n’est pas seul responsable, le chef des «frères cissé», n’est qu’un pantin pathétique.
L’exécutif français, ayant décidé et mis en œuvre l’intervention de la Force Licorne, est également comptable de la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.

Si les citoyens ivoiriens, victimes de la soif inextinguible de pouvoir d'Alassane Ouattara, réclament justice, les citoyens français, abusés et intoxiqués par leur gouvernement et leurs médias caniches, méritent la vérité.
L’initiative, demandant la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’intervention de  la force Licorne, va dans ce sens: informer nos concitoyens français, endormis par la propagande étatique et médiatique et assurer le peuple ivoirien de notre soutien indéfectible.

Cette action est apparue comme un vœu pieux pour certains, car formulée au milieu d’un océan de louanges célébrant le retour d’une Plus Grande France, garante de l’émancipation des peuples africains, pour d’autres, un coup d’épée dans l’eau, destiné à se retrouver dans les poubelles de la contestation inaudible.

Un appel entendu...

Le mardi 12 juillet 2011 sera un point de repère symbolique. Quelques députés (Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, M. Alain Bocquet, M. Jean-Pierre Brard, solidaires de la résolution de M. Braouzec), bravant le consensus colonial ont décidé, accédant à notre requête, de déposer un projet de résolution visant à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire portant sur les agissements de la force Licorne (Voir ici http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/role_force_licorne_cote_ivoire.asp)*.

Le texte, reprenant certains passages du courrier adressé à Nicolas Sarkozy (http://alternativesetcoherence.blogspot.com/2011/05/pour-une-commission-denquete.html ), marque une prise en compte et la reconnaissance des sentiments de révolte et de colère qui habitent ceux qui ont soutenu la démarche en signant la pétition.
Il est à noter que MM. Jean-Paul Lecoq et Jean-Jacques Candellier, sont les seuls députés ayant répondu personnellement aux doléances formulées dans les courriers adressés aux parlementaires, qu’ils en soient tous deux remerciés.

Un long chemin à parcourir...

Pour autant, devons-nous crier victoire ?
Evidemment non, l’effort de mobilisation nécessite d'être poursuivi et amplifié. La résolution doit être soutenue par tous ceux qui aspirent à la fin de la Françafrique et espèrent voir exposées sur la place publique, les véritables motivations et actions du gouvernement français et de l’hôte de l’Elysée.

Un soutien massif et populaire peut contraindre l’Etat français à dévoiler les ressorts inavouables de sa politique africaine, et le cas échéant à engager des poursuites.

Le débat public doit avoir lieu, afin de rendre accessible à nos concitoyens les véritables tenants et aboutissant de cette résurgence de l’interventionnisme colonial français.

Ne nous voilons pas la face, la route est encore longue et les obstacles nombreux avant que ne siège cette nécessaire commission, la quasi-totalité de la Représentation Nationale se reconnaissant dans la politique belliciste de Sarkozy-Lyautey.

Il suffit pour cela d'analyser la répartition du vote parlementaire portant sur la poursuite des opérations militaires en  Libye (en date du Mardi 12 juillet).

Les humanistes et internationalistes du Parti Socialiste ont voté, main dans la main avec la représentation UMP, la poursuite de la guerre menée à grands frais pour le compte d’Exxon, BP et Total.
La démocratie, selon toute vraisemblance, s’impose à coup de missiles ou de bombes rasant pâtés de maisons, tuant hommes, femmes et enfants, chirurgicalement, cela s’entend.

Les ivoiriens, élèves récalcitrants, récitant à présent, à leur corps défendant, la sanglante leçon apprise de la Force Licorne sont bien placés pour le savoir... 

Responsabilité et lucidité...

Il n’est pas question d’angélisme ou d’idéalisme, seul le principe de réalité doit primer.
La commission n’étant qu’au stade embryonnaire, il est impératif de signer et faire signer la pétition. La vigilance est de mise, car la récupération politicienne est une hypothèse à ne pas occulter. Le débat à venir, ne doit pas être également un moyen d’absoudre le gouvernement français de ses fautes, ni un moyen détourné de lui accorder une légitimité post-intervention.

Nous tenons à remercier les membres d’attac qui ont relayé la pétition et les différents courriers envoyés aux responsables politiques. Leur action a été déterminante quant au franchissement de ce premier col.
Pour finir, nous tenons à préciser aux militants de Survie qui, trouvant la pétition pro-Gbagbo, soumettaient leur éventuel soutien à sa modification que nos convictions en la matière ne sont pas négociables. Le soutien assumé du Président Sarkozy à Alassane Ouattara n’est plus à démontrer ou établir.

Partant, le mentionner n’est aucunement la manifestation d’un soutien partisan, mais simplement la transcription d’une évidence. Il n’appartient pas aux citoyens français de prendre position ou de soutenir qui que ce soit.
Pour autant, les vérités ne doivent pas être niées, et ne le seront jamais de notre chef.

Une nouvelle fois...

Par conséquent, et conformément à notre première interpellation, nous demandons toujours, et plus que jamais, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire portant sur les conditions de l’intervention de la Force Licorne.

Nous appelons au soutien de la résolution déposée par M. Braouzec, par la signature de la pétition qui en est à l’origine. Nous restons vigilants et convaincus de la justesse de nos positions et engagement.
Nous ne dévierons pas de notre orbite...


Ahouansou Séyivé



Fac-similé de la résolution n° 3647  qui nous a été communiqué mercredi 13 Juillet.

PROPOSITION DE RESOLUTION



Visant à créer une commission d'enquête sur le rôle de la Force Licorne en Côte d'ivoire



EXPOSE DES MOTIFS
Les récents évènements survenus en Côte d'Ivoire et l'implication des forces armées françaises dans une guerre civile témoignent que le gouvernement a, de par son action, plus favorisée que tempérée alors qu'auraient dû être défendues d'une part, la neutralité quant aux enjeux internes ivoiriens et d'autre part, les valeurs intemporelles et universelles qui sont les fondements de l'État français. En effet,  il était impératif que la souveraineté du peuple ivoirien soit respectée, car au regard du droit international et particulièrement de l'article 2§4 de la Charte des nations unies, il n'est pas acceptable qu'une puissance étrangère s'immisce dans le déroulement des affaires internes d'un pays quel qu'il soit. Dès lors, le rôle joué par la présence militaire de la France en terre ivoirienne, compte tenu de l'histoire coloniale qui lie la France à la Côte d'Ivoire, ne peut qu'être  considéré comme ambigu et problématique.

Seul le respect des principes et des valeurs portés par le droit international auraient dû prévaloir, pourtant la France, mandatée par l'ONU pour protéger les populations civiles, s'est possiblement rendue coupable de complicité de meurtres de masse, voire d'épuration ethnique à Blolequin ou à Duékoué en étant l'allié objectif et parfois agissant, des forces présentées aujourd'hui comme républicaines.

À l’automne 2002, Le gouvernement français a refusé l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin. Un cessez-le-feu a été imposé. Il entérinait la partition du pays.

A cette même époque, dans le cadre des accords de défense - signés le 24 août 1961 - entre la France et la Côte d'Ivoire, la France a envoyé en Côte d'ivoire la « Force Licorne » qui dès le départ a mené une opération militaire, indépendamment de l'opération de l'ONUCI.

Cette Force fut longtemps composée de groupements tactiques interarmés, répartis sur l'ensemble du territoire du pays, comprenant des unités de différentes armes ou services (infanterie, cavalerie, train, service de santé, actions civilo-militaires, etc.), d'un bataillon de l'aviation légère, d'un bataillon logistique (BATLOG), d'escadrons de gendarmerie mobile, d'unités prévôtales et d'un groupement de transport opérationnel (GTO) de l'armée de l'air.

En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose la mise en place d'un gouvernement de réconciliation nationale intégrant des représentants de la rébellion et la mise en œuvre d'un programme abordant les principaux sujets de fond à l'origine de la crise ivoirienne (nationalité, propriété foncière rurale, éligibilité, restructuration de l'armée, désarmement de la rébellion). À Abidjan, des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles, comme le prévoyait l’exécutif français. L'objectif était la tenue d'élections démocratiques à la fin de l'année 2005, mais elles ont été repoussées parce que les conditions organisationnelles pour des élections transparentes –notamment le désarmement- n’étaient pas réunies.

Le 4 avril 2004, l'opération des Nations Unies en Côte d'ivoire, ONUCI, 6 240 hommes, - résolution  1572 - prend le relais des contingents de la CEDEAO, aux côtés de la force Licorne.
A partir de cette date, la principale mission de la force Licorne est de soutenir l'ONUCI; elle  constitue une force de réaction rapide de troisième rang susceptible d'agir au profit de la force onusienne, celle-ci intervenant en soutien à l'action des forces armées ivoiriennes. Par ailleurs, la force Licorne peut, si besoin est, assurer la sécurité des ressortissants français et étrangers.

Le 6 novembre 2004, l'aviation gouvernementale ivoirienne effectue un raid aérien sur la position française de Bouaké. 9 morts et 37 blessés parmi les soldats français (2e régiment d'infanterie de marine, régiment d'infanterie-chars de marine, 515e régiment du train) sont à déplorer. Les forces françaises ripostent, quinze minutes après l'attaque, en neutralisant, sans les détruire, l'ensemble des forces aériennes ivoiriennes présentes sur la base de Yamoussoukro.

Selon les autorités françaises, soutenues par une résolution des Nations Unies, cette interposition aurait permis d'éviter une guerre civile et de nombreux massacres.
Depuis mars 2008, les structures ont changé, le bataillon logistique et le GTIA43 ont été dissous et l'ensemble des fonctions logistiques et du soutien sont assurés par la base de soutien à vocation interarmées stationnée à Port-Bouët.
L'opération Licorne a impliqué plus de 5 000 hommes et femmes au plus fort de la crise en novembre 2004. Les troupes françaises ont été ramenées à 2 400 militaires depuis août 2007, puis à 1 800 hommes à partir de mars 2008.
Le 31 juillet 2008, le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé de six mois, les mandats de l'ONUCI et de l’opération Licorne dont le nombre de militaires a  été ramené à 900. Prolongés jusqu’au 31 janvier 2009, ils devaient  sécuriser l'élection présidentielle qui devait alors se tenir le 30 novembre 2008.
Au mois de février 2011, la Force Licorne, renforcée, passe à 1 100 hommes et est redéployée dans le but de protéger les ressortissants français, d'apporter un soutien à l'ONUCI et de détruire les armes lourdes des forces pro-Gbagbo utilisées contre des civils. Depuis le 2 avril, des éléments de commandement et trois compagnies, - 2e REP, RMT et 3e RPIMa - ont été projetées afin de renforcer les effectifs de la Force Licorne. Il y a  désormais 1 650 militaires français à Abidjan.

En avril 2011, suite à la résolution 1975, le Conseil de sécurité de l'ONU réaffirme son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelle l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale et accueille avec satisfaction la résolution A/HRC/16/25, adoptée par le Conseil des droits de l’homme le 25 mars 2011, notamment la décision de dépêcher une commission d’enquête internationale indépendante chargée d’enquêter sur les faits et circonstances entourant les allégations de graves violations des droits de l’homme perpétrées en Côte d’Ivoire à la suite de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010,

Le 4 avril 2011, les soldats de l’ONUCI et les militaires français de la Force Licorne ont commencé à bombarder les pièces d’artillerie des troupes loyales à Laurent Gbagbo ainsi que certains lieux tels que la RTI. L’ONUCI et la France ont justifié leur intervention en s’appuyant sur la résolution 1975, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 30 mars 2011, qui donnait mandat à l’ONUCI d’utiliser « tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de la tâche qui lui incombe de protéger les civils (...) y compris pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre la population civile5 ».

Le 11 avril 2011, les FRCI avec l'appui de l'ONUCI et de la Force Licorne ont arrêté Laurent Gbagbo.
Amnesty International, dans son rapport -AFR 31/002/2011, Amnesty International, mai 2011- signale que «les forces internationales (à la fois les soldats français de la Force Licorne et les forces de maintien de la paix de l’ONUCI) ont joué un rôle clé en Côte d’Ivoire depuis leur intervention dans cette crise.» Ajoutant que «la légitimité de la présence de ces forces de maintien de la paix a été remise en cause (...) en novembre 2004 et en janvier 2006» et que par ailleurs ces «forces internationales ont fait usage de la force létale en novembre 2004 et en janvier 2006.»

De nombreuses zones d'ombre entourent cette intervention en Côte d'Ivoire.
Il est important de savoir pourquoi et comment la force Licorne est intervenue, son rôle dans l'avancée des "forces républicaines" vers Abidjan et pourquoi elle n'a pas protégé les populations civiles dans le nord de la Côte Ivoire et si des éléments des troupes françaises étaient à proximité de Duékoué.

Par ailleurs, il est impératif de connaître le nombre de victimes imputables aux troupes françaises lors des bombardements visant à protéger les civils ivoiriens.

Mais il est aussi important d'avoir une information sur le rôle des forces françaises dans la capture de M. Gbagbo et de son épouse et où étaient ces troupes lors des exactions commises par les forces républicaines à Abidjan après la capture de M. Gbagbo.

Cette commission d'enquête doit étudier toutes les informations disponibles afin de déterminer les éventuelles responsabilités respectives de l'armée française et de l'ONUCI

Il est aujourd'hui plus que nécessaire qu'il soit mis fin à l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. Si des initiatives d’apaisement doivent être privilégiées, elles ne peuvent se faire que dans le respect de la lutte contre l'impunité qui seule permettrait à la  Côte d’Ivoire de ne pas plonger dans la violence et du droit international -qui précise que les personnes commettant certaines violations graves du droit international relatif aux droits humains peuvent être tenues pénalement responsables- et du droit international humanitaire -a Côte d’Ivoire est partie aux quatre Conventions de Genève de 1949 et à leurs deux Protocoles additionnels de 1977. Beaucoup de règles spécifiques figurant dans ces traités sont contraignantes pour toutes les parties à un conflit, y compris les groupes armés. Les violations de nombre de ces règles peuvent constituer des crimes de guerre. L’une des règles fondamentales du droit international humanitaire est que les parties à un conflit «doivent en tout temps faire la distinction entre civils et combattants », et en particulier que « les attaques ne peuvent être dirigées que contre des combattants» et « ne doivent pas être dirigées contre des civils».

Tel est le sens de la proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête sur le rôle de la Force Licorne en Côte d'ivoire que nous vous proposons d'adopter.

Par lepetitjournalisteivoirien.over-blog.com
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 12:53
Arsène Dogba: Les sorties maladroites de M. Koulibaly ont tué Désiré Tagro
« Je crois que Tagro aurait eu la vie sauve si Koulibaly ne l’avait pas accusé d’avoir recruté des Bété dans  les FDS dont les éléments ont tués les frères d’armes des rebelles sur les différents fronts. Je crois que Koulibaly méritait d’être expulsé du parti après ses dernières sorties publiques... »
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« La seule chose  qui unie toute la classe politique française est la France. Qu’ils soient de la gauche, du centre ou de la droite, les français ont conscience qu’ils ont en commun la France. C’est d’ailleurs ce que font les autres européens et généralement les grandes démocraties occidentales C’est un point de maturité politique que les africains n’ont pas encore atteint »

 

 

C’est la fin du cauchemar disait Guillaume Soro après la capture de Laurent Gbagbo. Même le chanteur Tiken Fakoly pourtant proche de Ouattara dit être affecté par les traitements que subissent encore les Ivoiriens. Ouattara pourra-t-il mettre fin aux tortures en Côte d’Ivoire ?

Arsène DOGBA (photo): En proclamant la fin du cauchemar au lendemain du kidnapping du président Gbagbo par les forces spéciales françaises, le rebelle Soro Guillaume, avouait sans trop le savoir que lui, Alassane Ouattara et leurs soutiens avaient effectivement plongés les ivoiriens dans un profond cauchemar depuis le 19 Septembre 2002. Méprisant les ivoiriens, le sanguinaires devenu Premier Ministre s’attendait à une fête populaire dans l’après-midi du 11 Avril 2011. A la place, le monde entier a eu droit aux pleures.

En Côte d’Ivoire comme à l’extérieur du pays, des Universités à leurs différents lieux de travail, les Ivoiriens  ont pleuré. Et ils continuent de le faire chaque jour partout où ils se trouvent. Alors, pour les ivoiriens et africains dignes, le 11 Avril 2011 constitue le moment le plus douloureux et le plus insupportable du cauchemar dans lequel Soro et Alassane ont plongé les Ivoiriens. Ce moment traumatisant ne saurait marquer la fin du cauchemar qui continue et qui a pour nom Soro-Alassane.

En ce qui concerne Tiken Fakoly, je ne le prends pas pour un rasta bien qu’il chante le reggae. Parce que le reggae, chante par les rasta, me semble être une music de combat pour la justice, l’équité, la dignité, la renaissance Africaine et la valorisation de l’homme noir. Ce qui me fait croire qu’un rasta est forcement un artiste engagé. Alors, quand je vois des reggae men comme celui dont vous me parlez et d’autres que vous connaissez également, soutenir l’impérialisme, la soumission, la recolonisation de l’Afrique et la dévalorisation de l’homme noir, je me dis ; en voilà d’autres qui se sont trompés de chemin. Ces gens là ne méritent pas d’être appelés rasta men. Ce sont des rastas alimentaires. Ils ne sont jamais constants dans leur prise de position. Ils suivent la direction du vent. Et donc leurs opinions dans une affaire aussi sérieuse que la torture des personnalités pro-Gbagbo par les forces qu’ils soutiennent m’intéressent peu.

A la question de savoir si Alassane, le boucher de Sindou, peut maitre fin au cauchemar dans lequel il a plongé les ivoiriens, je dirais simplement non. Il n’en a pas la capacité ni les moyens. La popularité de ce monsieur tourne autour de 22 % en Côte d’Ivoire. Alors qu’une telle initiative demande que l’on soit populaire sur le terrain. Alassane n’a également pas le contrôle effectif de son armée. A part la force d’occupation française (Licorne) il n’a pas une armée qui lui est fidèle et qui peut donc soutenir son action sur le terrain.

Il y a aussi qu’il n’a pas d’argent pour respecter l’engagement pris vis-à-vis des mercenaires qu’il a utilisé pour renverser le président Gbagbo. Ces chiens de guerre qu’il a libérés des prisons à travers la Côte d’Ivoire et dans la sous-région n’abandonneront pas de sitôt l’occasion qu’ils ont de s’offrir tout à l’aide d’une kalachnikov pour retourner dans la misère et finir à nouveau en prison. Ils vont préférer mourir les armes à la main. Mais il n’y a pas que ça, il ne faut pas oublier aussi que Alassane ne se plaint pas du tout des exactions que subissent les ivoiriens à longueur de journée. Des simples citoyens aux plus hautes personnalités du pays. C’est même lui qui le demande pour réduire et/ou traumatiser les populations acquises à la cause du président Gbagbo. Il nous revient qu’il s’en réjoui, surtout quand il reçoit les images et les vidéos des personnalités pro-Gbagbo en train d’être humiliées par ses dozos. Alassane est très heureux de savoir que le peuple ivoirien continue de pleurer parce qu’il est au pouvoir. Alors, il faut que Ouattara veuille mettre fin à ces pratiques d’un autre âge avant de s’interroger sur sa capacité de le réussir. Il est clair que Alassane n’en fait pas une priorité.

Des jeunes du FPI disent  vouloir se défendre faute de se voire exterminés par Ouattara. Votre avis ?

Les jeunes ont parfaitement raison. Quand il n’y a personne pour vous faire justice, qu’est ce que vous faites ? vous vous faites justice vous-mêmes. Les états démocratiques sur qui les jeunes que les forces pro-Ouattara égorgent à chaque occasion devaient compter sont devenus des états voyous. Ils les ont abandonnés. La soi-disant communauté internationale, les Nations Unies et les organisations adjacentes ont toutes perdu la langue face aux atrocités commises par les rebelles de Ouattara. Depuis la chute du président Gbagbo et l’agression de la Lybie par la licorne et l’OTAN, les peuples africains ne font plus confiance à la justice occidentale. C’est donc légitime que les jeunes s’apprêtent à se faire justice. Le combat pour la libération de la Côte d’Ivoire est leur combat. Ils doivent le conduire sans faiblir un seul instant jusqu'à la libération totale de leur pays et du continent Africain.

Et je pense même qu’aux cotés de ces jeunes du FPI devaient se trouver les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire qui continues d’être spoliés et humiliés quotidiennement - pour ceux qui sont restés en Côte d’Ivoire- par les nouvelles autorités et leurs forces rebelles. Certains d’entre eux avaient cru qu’en désertant les fronts de bataille pendant la conquête meurtrière du Sud du pays par les forces pro-Ouattara, ils seraient à l’ abri de la mort et des humiliations. Malheureusement, cela n’a pas été le cas. Beaucoup d’entre eux ont été tués pendant leur ralliement quand d’autres l’ont été froidement alors qu’ils se rendaient à leur lieux de travail pour percevoir leurs salaires. Main à main. Comme pour dire qu’on ne peut pas changer le destin.

L’histoire de la lutte pour la souveraineté ivoirienne regarde donc la jeunesse du FPI, les patriotes, les FDS et le peuple ivoirien dans son ensemble. Ils n’ont aucune excuse puisqu’ils savent qu’il n’y aura personne pour les défendre. Ils doivent, par conséquent, assurer leur défense et celle de leur patrie, eux-mêmes. Seule le courage et la détermination font appel au respect et à la considération de la part de l’adversaire. Si les Américains discutent avec les talibans après dix années de combat et la France privilégie la discussion entre les rebelles libyens et le régime de Kadhafi, c’est à cause de la détermination de la jeunesse de ces deux peuples à se battre pour la dignité nationale.

Des élections législatives sans désarmement des milices et Dozos de Ouattara, c’est  faisable ?

Il n’y a pas eu que le désarment qui a posé problème pendant les présidentielles de 2010 qui ont conduit la Côte d’Ivoire dans le chaos actuel. Il y avait aussi et surtout la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI). La forme actuelle de cette institution viole la constitution ivoirienne. La CEI est loin d’être indépendante avec 95 % des membres de sa commission centrale appartenant au rassemblement des Houphouetistes de Alassane. Que peut-on attendre d’une telle institution surtout quand elle est dirigée par un nordiste et proche de Ouattara. Celui là même qui a pu voler une élection présidentielle alors qu’il était dans l’opposition. Il faut donc obligatoirement reformer la CEI en tenant compte des exigences de la Constitution ivoirienne de 2000. Elle doit être totalement impartiale.

Pour espérer organiser les législatives il faudra donc coupler les questions de la sécurité et celle de la reforme de la Commission Electorale actuelle. C’est un préalable à mon avis si les nouvelles autorités veulent que ses élections soient inclusives.

...mais le président de la CEI, Mr Youssouf Bakayako les annonce bien...

C’est vrai que M. Youssouf Bakayoko, un pro-Ouattara et nordiste, attend les législatives pour accomplir la funeste mission qu’il a débuté le 2 Décembre 2010 à l’hôtel du Golf, QG du candidat Ouattara, mais il y a des expériences qu’il faut éviter de répéter. Vouloir un autre passage en force est un jeu dangereux qu’il faut à proscrire. Sous la protection du gouvernement français, M. Bakayoko peut croire qu’il est sous l’aile du Tout Puissant, mais il doit savoir que les soutiens des occidentaux aux dictatures ne sont pas toujours garantis.

C’est vrai que le régime Ouattara dont il est l’un des acteurs principaux bénéficie du parapluie sécuritaire du gouvernement Sarkozy, mais sachez que l’avenir du mariage entre Nicolas et Alassane dépend aujourd’hui du peuple ivoirien. Si le peuple résistant décide de brouiller la relation entre les gouvernements Sarkozy et Ouattara, je suis sur qu’il y parviendra. Il suffira aux patriotes de convertir leur mobilisation pour le président Gbagbo en une mobilisation contre le régime génocidaire de Ouattara.

Devant la détermination que nous savons des patriotes ivoiriens et Africains, la France n’aura aucun autre choix que d’ouvrir des négociations avec celui qui est capable de protéger leurs intérêts en Côte d’Ivoire. Et cette personne là est connue de tous ; c’est bien Laurent Gbagbo. Et nous le savons tous, cette période pré-électorale en France est plus que jamais propice pour brouiller les relations entre Sakozy qui se soucie déjà de son avenir politique et Ouattara qui n’arrive pas à prendre le contrôle d’un pouvoir obtenu par les armes.

Finalement les 13000 milliards qu’Alassane veut pour la reconstruction de la Côte d’Ivoire s’annoncent difficile à avoir.  C’est Ouattara qui a trompé les Ivoiriens ou ce sont les Occidentaux qui ont trompé Alassane ?

Nous ne doutons pas que celui qui s’auto-proclame le super économiste savait que l’économie mondiale était en pleine récession. Dr Alassane Ouattara savait donc qu’il ne pouvait pas avoir 13000 milliards de francs CFA des institutions financières internationales et des gouvernements des pays affectés par cette récession économie. A-t-il pensé que l’économie mondiale se remettrait vite de cette récession, la deuxième après celle de 1929 selon les experts ? Nous en doutons aussi. C’est donc lui qui a trompé certains ivoiriens.

Mamadou Koulibaly dénonce la  belle part faite aux entreprises françaises. N’est-il pas étonnant  pour un libéral comme Alassane Ouattara ?

Il n’y a rien d’étonnant dans l’attitude de Ouattara. Puisqu’il se défini idéologiquement comme un libéral il refuse que l’Etat se mêle au marché. Pour lui, il faut privatiser les secteurs budgétivores pour permettre à l’Etat de se donner les moyens de protéger le marché des éventuels abus. Et d’assurer la sécurité des personnes et des biens. La question du monopole dont vous faites allusion ici dépend du degré d’indépendance de chaque leader libéral. Quand le leader doit son pouvoir à une puissance extérieure comme c’est le cas de Ouattara, il est obligé de livrer tous les secteurs vitaux de l’économie de son pays à cette puissance en échange de la protection de son pouvoir. Alassane est très endette vis-à-vis de la France. Dans son cas c’est même la France qui l’a intronisé le 11 Avril 2011. Il ne pouvait pas en être autrement.

Beaucoup d’Ivoiriens voyaient les sorties de Mamadou Koulibaly après la capture de Laurent Gbagbo comme une manière de l’enterrer vivant. Quel commentaire faites-vous ?

Il y a une seule chose que je reproche au Pr Koulibaly (photo) ; c’est le fait de ne pas savoir quand, où et comment parler pour ne pas créer de scandales. Je crois même que sa façon de s’exprimer sans tenir compte du temps qu’il fait et du lieu où il se trouve est à la base de l’assassinat du Ministre Désiré Tagro. On se rappelle encore que sur invitation d’une ONG, au plus fort de la campagne électorale, le conférencier Koulibaly Mamadou déclarait que le FPI avait un quota et que le Ministre Tagro recrutait les FDS sous la base ethnique. Pour clarifier l’Affaire, le président Gbagbo à dû demander une enquête qui a d’ailleurs innocenté le Ministre Tagro. Je crois que Tagro aurait eu la vie sauve si Koulibaly ne l’avait pas accusé d’avoir recruté des Bété dans  les FDS dont les éléments ont tués les frères d’armes des rebelles sur les différents fronts. Je crois que Koulibaly méritait d’être expulsé du parti après ses dernières sorties publiques dont vous faites allusion. Mais comme toujours la sagesse a habité les camarades du FPI. L’ancien camarade vient de partir de lui-même, c’est tant mieux.

Le FPI peut-il survivre sans (AVEC) ses cadres en prison et en exil ?

Le FPI ne mourra pas. Ce parti est né et a grandi dans l’adversité. Il survivra à la dictature de Ouattara j’en suis persuadé. Parce que n’oublions pas que le FPI constitue l’un des facteurs qui ont permis à la Côte d’Ivoire de retourné au multipartisme en 1990. Et ce n’est pas la première que ses leaders sont jetés en prison sans avoir commis de délits. Le président Gbagbo est à sa troisième expérience, mais la deuxième après la reconnaissance officiel de son parti, le FPI, en 1990. Aujourd’hui l’histoire ne fait que se répéter. Le 18 février 1992, c’est le même Alassane Ouattara, alors premier Ministre de Houphouët, qui disait avoir vu le député Gbagbo Laurent casser et qui l’a emprisonné avec les membres de la direction de son parti et beaucoup d’autres démocrates. Le parti en est sorti plus fort. Il n’y a aucun doute, le FPI saura surmonter toutes les épreuves à venir.

Vous voyez un avenir politique pour Guillaume Soro en Côte d’Ivoire ?

La place du rebelle Soro Guillaume est au Tribunal Pénal International. Il doit répondre des crimes qu’il commet depuis le 19 Septembre 2002. Sa place se trouve en prison, pas ailleurs. Et c’est à ce carrefour que se jouera davantage la crédibilité de la communauté internationale.

Comment expliquez-vous que pour la Côte d’Ivoire, tous les partis politiques français aient parlés d’une même voix ?

La seule chose  qui unie toute la classe politique française est la France. Qu’ils soient de la gauche, du centre ou de la droite, les français ont conscience qu’ils ont en commun la France. C’est d’ailleurs ce que font les autres européens et généralement les grandes démocraties occidentales. C’est un point de maturité politique que les africains n’ont pas encore atteint. Alors, dès lors que Sarkozy a fait savoir que le président Gbagbo est un ultra nationaliste, tous les leaders français sont tous tombé d’accord qu’il n’est pas bon pour les intérêts de la France. Mais il ne faut surtout pas oublier que contrairement à beaucoup de leaders africains qui font la politique pour leur propre avenir, en France, les candidats demandent les suffrages du peuple Français pour protéger les intérêts de la France partout dans le monde.

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info

Par lepetitjournalisteivoirien.over-blog.com
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 12:44
Société :
AFRICAN PORT COTE D’IVOIRE ‘’A.P.-C.I’’
Catégorie : AVIS DE CONSTITUTION DE SOCIETE
Date de parution : mardi 21 aot 2007

AFRICAN PORT COTE D’IVOIRE
‘’A.P.-C.I’’

SA AVEC CONSEIL D’ADMINISTRATION
AU CAPITAL DE 1 000 000 000 F CFA
SIEGE SOCIAL: Abidjan –PLATEAU
01 BP 3554 Abidjan 01

CONSTITUTION DE SOCIETE

Aux termes des statuts sous signatures privées en date du 29/07/07, enregistrés à Abidjan le 16/08/07, registre SSP, Vol. 33, F° 207, N° 3345, Bord. 2140/14, de la Déclaration Notariée de Souscription et de Versement reçue au rang des minutes de Maître Renée Claire KASSY, de l’Assemblée Générale Constitutive du 16/08/07, du premier Conseil d’ Administration du 16/08/07 et déposés au Greffe du Tribunal d’Abidjan-Plateau sous les numéros CI-ABJ-07-D-9015, CI-ABJ-07-D-9016, CI-ABJ-07-D-9017, il a été constitué une Société Anonyme ayant les caractéristiques suivantes : OBJET : D’étudier, de financer, de réaliser, de gérer, d’entretenir et d’exploiter ou de prendre en concession des installations portuaires, tant au niveau des infrastructures que des superstructures et des équipements, et notamment : D’étudier, de financer et de réaliser les travaux de construction des quais, terre-pleins, infrastructures de desserte et d’accès de bâtiments et magasins, de facilités portuaires, de dragage ; D’étudier, de financer et d’acquérir les équipements, engins de manutention, services de gestion nécessaires au fonctionnement de ces installations ; D’assurer la gestion de ces installations, notamment par la perception de redevances relatives à l’accostage des navires, les manutention et stockages de marchandises ; De prendre en charge toute la logistique propre aux manutentions de marchandises, quelque soit leur conditionnement : - chargement et/ou déchargement des navires, - manutention sur terre-pleins, - livraison/réception.
D’assurer les opérations en douane ; De fournir tous les services portuaires et maritimes nécessaires à la gestion des escales de navires et des manutentions ; D’assurer la sécurité des installations des navires ; Et plus généralement, toute activité liée aux opérations portuaires.
DENOMINATION : AFRICAN PORT COTE D’IVOIRE en abrégé : A.P.-CI’’ SIEGE SOCIAL : Abidjan Plateau, 01 BP 3554 Abidjan 01. DUREE : 99 ans. CAPITAL SOCIAL : 1 000 000 000 F CFA divisé en 10 000 actions de 100 000 F CFA chacune, souscrites intégralement en numéraire, libéré à hauteur de Deux Cent Cinquante Millions (250 000 000) de F CFA lors de la souscription. PREMIERS ADMINISTRATEURS : Monsieur FAKHOURY Clyde Ernest Philippe, Société AFRICAN PORT, en abrégé AP LLC, PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL : Monsieur FAHKOURY Pierre Elie. COMMISSAIRES AUX COMPTES : Monsieur Franck NANGBO (titulaire), Cabinet SIGECO (Suppléant) ; RESERVES : la société peut constituer tout fonds de réserves . RCCM : N° CI-ABJ-2007-B-4604.

POUR AVIS
LE PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL

Annonce légales N° 6952

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